Matt DeCourcey

Votre député de


Fredericton

Matt DeCourcey

Votre député de


Fredericton

Menu

Lettre d’opinion: Vers un leadership plus engagé pour le Canada

Chaque printemps, l’Université St. Thomas tient sa Simulation des Nations Unies John Peters Humphrey. Cette activité permet non seulement d’honorer la mémoire du Néo-Brunswickois John Humphrey, principal auteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU adoptée en 1948, mais aussi d’élargir les horizons de plus de 200 étudiants du secondaire provenant de partout au Canada atlantique en leur permettant de mieux comprendre l’importance de la coopération entre les pays de notre planète.

Le dialogue et la coopération avec les autres pays sont essentiels pour l’avenir du Canada. À titre de secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, j’ai eu l’occasion de constater moi-même l’importance de bâtir des relations avec les autres pays et de respecter les ententes et les institutions internationales.

Pendant la majeure partie de son histoire, le Canada s’est toujours surpassé pour ce qui est du respect de ses responsabilités et obligations internationales. Cette situation demeure une source de fierté pour les Canadiens et une source de respect pour les pays du monde entier.

Les travaux de John Humphrey dans le domaine des  droits de la personne en sont un bon exemple. Sa Déclaration universelle des droits de l’homme demeure un élément fondamental des initiatives destinées à accorder à tous les humains des droits égaux. Un autre exemple, dont nous, résidents de Fredericton et du Nouveau-Brunswick, sommes bien conscients, est l’accueil récent de plus de 40 000 réfugiés syriens au Canada.

Les efforts du Canada après la Deuxième Guerre mondiale pour aider à créer et à préserver des ententes et des institutions internationales, de même que les contributions militaires comme les efforts de maintien de la paix de Lester Pearson, sont la manifestation de la force et de la détermination de notre pays, et de son désir de coopérer avec les autres pays. Notre drapeau, que nous arborons si fièrement à l’approche du 150e anniversaire du Canada, symbolise le succès de tous ces efforts.

Au cours des dernières années, les compressions au budget de la défense imposées par les gouvernements antérieurs, combinées à une attitude de « retrait » par rapport aux responsabilités et obligations internationales de notre pays, ont eu pour effet d’éroder la position du Canada dans le monde.

Comme le pense notre gouvernement, l’heure n’est pas au retrait. Le Canada, fort de ses traditions libérales et démocratiques,  doit plutôt tendre la main aux autres pays et réaffirmer son leadership.

« Des relations internationales qui semblaient immuables depuis les 70 dernières années sont maintenant remises en question », a affirmé la ministre Freeland lors d’un discours qu’elle a prononcé devant le Parlement le 6 juin sur les priorités du Canada en matière de politique étrangère.

« De l’Europe à l’Asie jusqu’à notre propre foyer en Amérique du Nord, des pactes de longue date qui ont constitué la pierre angulaire de notre sécurité et de notre prospérité depuis des générations sont mis à l’épreuve.

Par ailleurs, de nouveaux impératifs humains, notamment la lutte contre les changements climatiques, exigent une détermination renouvelée et exceptionnelle.

L’abandon de nos responsabilités n’est pas une option. Nous devons plutôt réfléchir soigneusement et longuement sur ce qui se passe et tracer la voie à suivre. »

Récemment dévoilée par le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, la nouvelle politique de défense du Canada, intitulée Protection, Sécurité, Engagement, contribue grandement à tracer la « voie à suivre ». Étalée sur les 20 prochaines années, cette nouvelle vision pour la défense du Canada constitue un engagement du gouvernement fédéral à garantir que notre pays soit protégé sur son propre territoire, qu’il soit en sécurité en Amérique du Nord et qu’il soit engagé dans le monde pour pouvoir continuer à contribuer de manière notable à la coopération mondiale.

Assortie des ressources humaines et financières nécessaires pour garantir sa concrétisation, cette nouvelle politique fait passer les dépenses consacrées à la défense de 18,9 milliards de dollars, en 2016‑2017, à 32,7 milliards de dollars, en 2026-2027, ce qui représente une augmentation de 70 %. Cette hausse signifie que la Base de soutien de la 5e Division du Canada Gagetown sera appelée à jouer un rôle encore plus important, à la fois pour ce qui est de la défense de notre pays, mais aussi en tant que moteur économique local.

Toutefois,  ce qui constitue la véritable force de cette nouvelle vision, ce sont les ressources humaines, c’est-à-dire les femmes et les hommes membres des Forces armées canadiennes dont nous sommes tous fiers.

Nous sommes conscients que les soldats, les marins et les aviateurs canadiens sont souvent déployés dans des régions du monde difficiles et dangereuses. Nous sommes également conscients qu’en y étant déployés, ils s’exposent à des pertes et à des traumatismes. La nouvelle politique de défense permettra d’améliorer les soins et le soutien que nous offrons aux membres des Forces canadiennes et aux membres de leur famille, ceux-ci constituant la source d’une grande  partie de leur force et de la nôtre en tant que pays.

Protection, Sécurité, Engagement permettra de s’assurer que le Canada dispose de forces armées prêtes et aptes à défendre sa souveraineté et à offrir une aide en cas de catastrophe naturelle et  d’autres urgences. Cette politique protégera mieux l’Amérique du Nord tandis que nous intensifierons notre participation au sein du partenariat de défense renouvelé avec le NORAD et avec les États-Unis. En outre, en nous aidant à renforcer notre engagement à l’échelle internationale, cette politique nous permettra de contribuer davantage à la stabilité et à la paix dans le monde.

Grâce à la nouvelle politique de défense du Canada, et aux priorités renouvelées du Canada en matière de politique étrangère, les étudiants qui participeront à la Simulation des Nations Unies John Peters Humphrey dans 20 ans apprendront qu’à l’occasion de son 150e anniversaire, en 2017, leur pays a renouvelé son leadership dans le monde et son engagement envers les autres pays.

Matt DeCourcey est le secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères ainsi que le député à la Chambre des communes de la circonscription de Fredericton. Il représente les résidants de Fredericton, d’Oromocto, de New Maryland et de la région de Grand Lake.