Matt DeCourcey

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Lettre d’opinion – Mon année à titre de secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères

Devenir secrétaire parlementaire du ministre des Affaires étrangères, il y a plus d’un an, a été l’une des expériences les plus enrichissantes de ma vie, et ce l’est toujours. Même si je savais que la courbe d’apprentissage serait abrupte, et elle l’a été, effectivement, je savais aussi que de mieux comprendre les subtilités de la diplomatie internationale et le fonctionnement de l’appareil gouvernemental me rendrait plus efficace comme député.

Les secrétaires parlementaires sont des membres du parti du gouvernement nommés par le premier ministre. Notre rôle consiste à aider les ministres du Cabinet à s’acquitter de leurs fonctions parlementaires, comme les travaux des comités, les allocutions, les cérémonies ou les délégations à des rencontres. Nous faisons aussi le lien entre les ministres et les parlementaires et, lorsque le ministre est absent de la Chambre, nous sommes souvent appelés à répondre à des questions de politiques pendant la période des questions.

Dans l’exercice de mes fonctions, j’ai établi des contacts et acquis des connaissances qui m’ont aidé, moi et mon personnel, à traiter plus efficacement les questions et les préoccupations des électeurs. Je demeure déterminé à les aider à résoudre leurs problèmes.

Compte tenu des nombreux enjeux internationaux tumultueux auxquels est confronté notre pays, notamment des questions commerciales complexes avec les États-Unis, je n’aurais pas pu choisir une période plus exigeante pour devenir secrétaire parlementaire. Je continue de relever avec enthousiasme le défi.

Compte tenu de l’importance du commerce entre le Nouveau-Brunswick et les États‑Unis, en particulier en ce qui a trait au bois d’œuvre, je me réjouis de ce que le premier ministre ait choisi un député du Nouveau-Brunswick pour appuyer la ministre Freeland et son équipe. En travaillant avec tout ce beau monde, j’ai eu l’occasion de constater l’importance de bâtir des relations internationales, tout comme de respecter les ententes et les institutions internationales. J’ai aussi compris l’importance d’investir dans les forces armées.

Au Canada, la diplomatie et le développement exigent parfois l’appui de la puissance coercitive, et c’est pourquoi notre décision d’investir des sommes importantes dans nos forces armées est cruciale. Il n’est pas dans l’intérêt du Canada de se fier uniquement au cadre de sécurité des États-Unis. Pour établir des relations internationales solides et productives, nous avons besoin d’une armée compétente, professionnelle et forte.

Notre politique de défense — Protection, Sécurité, Engagement — reflète le désir du Canada de renforcer ses relations internationales. La politique augmentera les dépenses militaires annuelles de plus de 70 % au cours des 10 prochaines années. La base de Gagetown, foyer de l’Armée canadienne, jouera un rôle encore plus important dans la défense du pays et comme moteur économique, à hauteur de plus de 700 millions de dollars par année pour l’économie provinciale.

Et en ce qui a trait aux États-Unis? C’est une question que j’entends souvent, en particulier quand je vais au marché fermier Boyce, le samedi matin.

Le Canada et les États-Unis ont en commun une histoire qui transcende les personnalités et les politiques. Nous sommes d’excellents partenaires commerciaux et alliés, et nous le demeurerons. Toutefois, à la lumière de certaines politiques récentes, les États-Unis semblent remettre en question leur rôle de chef de file mondial, ce qui fait ressortir la nécessité pour le Canada d’établir sa propre orientation, claire et souveraine.

Les efforts du Canada après la Deuxième Guerre mondiale pour aider à créer et à préserver des ententes et des institutions internationales, de même que les contributions militaires comme les efforts de maintien de la paix de Lester Pearson, sont la manifestation de la force et de la détermination de notre pays, et de son désir de coopérer à l’international.

En août dernier, j’ai eu l’honneur de représenter le Canada lors de cérémonies commémoratives soulignant le 26e anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine, qui a eu lieu le 24 août 1991 à Kiev, la capitale. J’ai été ému, lors du défilé du Jour de l’indépendance de l’Ukraine, de voir les membres des Forces armées canadiennes défiler pour la première fois avec des troupes du Royaume-Uni, des États-Unis, de la Géorgie, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Moldavie, de la Pologne, de l’Estonie et de la Roumanie.

Le Canada a été le premier pays occidental à reconnaître l’indépendance de l’Ukraine, en décembre 1991. Nos deux pays continuent de travailler ensemble sur des questions d’instruction militaire et de défense dans le cadre de l’opération UNIFIER et de l’accord de coopération de défense Canada-Ukraine.

En observant les visages dans la foule ce jour-là, je savais que de nombreuses personnes derrière ces expressions faciales avaient vécu sous un régime où régnaient la tyrannie, la désinformation et les mensonges. En y réfléchissant, j’ai vu que, bien évidemment, la collaboration avec d’autres pays pour favoriser la paix et la stabilité à l’échelle internationale n’est pas seulement ce qu’il convient de faire, c’est l’orientation claire et souveraine que doit prendre le Canada.